Brassens, Baudelaire et les femmes

Dans sa chanson "À l’ombre des maris", Brassens chante : "Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, je suis derrière…" C’est dire le goût du danger et de l’interdit qu’il cultive ! Tout comme Baudelaire qui déclare dans ses Journaux intimes : "La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté".


Pour Baudelaire, la femme est associée aux ténèbres, celles de la bêtise et de la douleur. Il décrit son goût de la femme et non son amour pour elle. Elle est source de mépris même s’il lui arrive d’en admirer sa beauté ou d’en souligner la laideur. Cette ambivalence entre l’attraction et la répulsion qu’elle lui inspire occupe une place importante dans Les Fleurs du mal.


Brassens, lui, proclame son amour pour les femmes dans de nombreuses chansons ("Fernande", "L’amour est passé près de chez vous") mais a toujours refusé l’engagement, par exemple dans "La non demande en mariage". Le tout déclaré avec de l’humour !


Si la femme a pu être une muse pour le poète et le parolier, chacun a su s’approprier cette source d’inspiration et ainsi créer son propre univers : amoureusement mélancolique et doux-amer pour Baudelaire, critique, lucide et drôle pour Brassens.


Ces deux agitateurs intemporels nous ont laissé un héritage : une provocation mélancolique ou enjouée, qui a passé l’épreuve du temps et nous accompagne encore aujourd’hui. 

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